CULTURE
Le Gouvernement se fixe comme objectif de dynamiser, de promouvoir, de valoriser la culture et de sauvegarder le patrimoine culturel tchadien, bref d'en assurer le décollage et la présence dans le concert des nations. Les 14 Maisons de la Culture implantées dans chaque Préfecture sont en voie de réhabilitation grâce à l'appui de la Coopération française. Celle de N'Djaména devrait également bénéficier de la même action.
Trois Musées (N'Djaména, Sarh, Abéché) sont destinés à la conservation du patrimoine culturel. La construction de deux annexes à Faya-Largeau (1990) et à Bongor (1992) n'est toujours pas concrétisée.
Cependant le Musée de N'Djaména connaîtra bientôt une extension avec le
concours financier de la France, de la République Fédérale d'Allemagne, du
PNUD et éventuellement de l'Union Européenne. La Conférence Nationale Souveraine a décidé notamment de l'institution d'une semaine culturelle nationale et d'une semaine de la lecture. Pour sa part la Déclaration de Politique Culturelle Nationale issue des Etats Généraux de l'Education Nationale à prévu entre autres la création d'un Institut National des Arts et de la Culture.
Présentement la carte culturelle et artistique du Tchad se présente ainsi:
A. Le théâtre
Il existe une troupe nationale de Théâtre. Dans l'ensemble, bien qu'encore amateurisme, le théâtre tchadien s'affirme grâce au contexte politique actuel. Au niveau le la Capitale quelques troupes assez bien rodées offrent des spectacles attrac¬ifs parfois originaux: Théâtre vivant Baba Moustapha, Kadja Kossi, les 'contemporains...
B. La musique
Sur le plan national, la musique tchadienne comprend quelques orchestres de renom tels que Africa Mélodie et Chari Jazz, des musiciens connus (Maître Gazonga, feu Abakar Chikito...), des musiciens solitaires (Mbaïguedem Gérard, Dounia Dan-Peur, Saria Elisé, Ahmat Pecos, Babikir Mahamat Nour, Mahamat Ahmat Djalali...), de grands artistes traditionnels (feux Ngonkoutou, Moussa chauffeur, Moctar VVald AL Sabile, Doumi Thomas...)
La musique tchadienne est prometteuse. L'absence de supports techniques tel lue le studio d'enregistrement handicape sérieusement, freine l'évolution, bloque sa promotion à l'intérieur et à l'extérieur du pays tout en empêchant son insertion dans les circuits socio-économiques national et international.
A l'extérieur du pays, quelques musiciens font la fierté des Tchadiens, Mc SOLAR d'origine tchadienne) Masdongar (prix découverte 88), Mujos et Hennecy...
C. La danse et la chorégraphie
Trois ballets se distinguent: le Ballet National Tchadien, le Ballet Loma (la longue marche) et le Ballet Té Bé Bar.
Le Ballet National Tchadien a évolué depuis les années 1970 sous l'appellation de Ballet Djingue avant de devenir le Ballet National Tchadien le 4 Novembre 1989. Il a à son actif plusieurs tournées internationales et gagné beaucoup de prix: Festival de la Francophonie au Canada en 1975, Festival des Arts Nègres à Lagos (Nigéria) en 1976, Festival d'été à Voiron en France en 1990.
Au niveau de la Capitale, des groupes folkloriques représentant des communautés ethniques évoluent dans les cinq arrondissements.
D. Le cinéma
L'avènement du cinéma tchadien est récent. Né en 1994 avec les courts métrages de Haroun Mahamat Saleh, le film «Maral Tanie» et un «Taxi pour Aouzou» de Serge Issa Coelo, le 7e art tchadien pourrait s'imposer avec le temps et l'appui du Gouvernement tchadien ainsi que des bailleurs de fonds. De fait, ce secteur artistique bénéficie d'ores et déjà du soutien substantiel des pays amis tels que la France (PACT).
E. La peinture
Bien qu'encore vierge, ce secteur a fait parler de lui hors des frontières nationales: aux grapholies d'Abidjan et à Paris notamment avec nos compatriotes Tidjani, Abdelkader Badaoui, Haroun et Zilk. D'autres peintres non moins talentueux existent mais sont méconnus. Par le biais des expositions, le public les découvrira.
F. La littérature et le livre
Ce domaine promet beaucoup, utilisant le français ou l'arabe. Des écrivains tchadiens se sont illustrés. Romanciers, dramaturges, poètes confirmés ou en herbe ont déjà fait la preuve de leur talent. Leur consécration ou leur découverte dépendra pour le reste des éditeurs. Il y a aussi de l'espoir dans le domaine de la bande dessinée et de la littérature jeunesse. On peut citer des auteurs connus comme le dessinateur Adji Moussa, l'écrivain de livre pour enfants Sanodji Abiathar.
G. L'aide des pays amis
Le secteur culturel tchadien bénéficie des appuis substantiels des pays amis comme la France avec la convention de financement (Programme d'Appui Culturel au Tchad). Commencé en 1988, le PACT s'apprête à entamer sa troisième phase conventionnelle consacrée essentiellement à l'encouragement et à la promotion des créateurs artistiques tchadiens. A noter que la convention a déjà participé à :
- l'appui au livre et à la lecture;
- l'appui aux maisons de la culture;
- l'appui au patrimoine et aux musées.
Pour leur part, la République Populaire de Chine, la RFA, les Etats-Unis, le PNUD, le Lions Club et le Rotary Club appuient les efforts du Gouvernement tchadien dans le cadre de la promotion culturelle. Mais la tâche reste ardue étant donné l'immensité des besoins à couvrir.
SPORTS
Le sport le plus pratiqué au Tchad est le sport de masse. Celui-ci sert de tremplin au sport d'élite. Les disciplines les plus pratiquées sont:
- le Football
- le Basket-ball
- le Volleyball
- le Handball
- le Cyclisme Amateur.
Parmi ces disciplines, le football arrive en tête en ce qui concerne le taux de fré¬quentation. On trouve des terrains de football dans presque tous les villages tchadiens. Seule cette discipline possède une équipe nationale, «Les SAO». Plusieurs grands joueurs tchadiens évoluent à l'étranger parmi lesquels les célèbres Toko qui a fait les beaux jours du Paris-Saint-Germain et l'actuel meilleur attaquant du FC Nantes Ndoram Japhet (France)...
Quant aux autres disciplines, elles ne sont pratiquées que dans les grandes villes du pays. Certains clubs se sont individuellement distingués sur la scène sportive à l'extérieur du pays: Postel 2000 au basket-ball compte plusieurs trophées dans son palmarès (champion et vice-champion d'Afrique Centrale). A ces disciplines il faut ajouter l'athlétisme.
Si ces disciplines sont toujours pratiquées à grande échelle au niveau national, elles sont au creux de la vague aujourd'hui dans les compétitions internationales du fait des moyens très limités des fédérations sportives et surtout de l'État qui représente jusqu'à l'heure actuelle un support de taille.
L'équipe nationale de football «Les SAO» a disparu de la scène sportive depuis la suspension des compétitions UDEAC (Organisation Sous-Régionale) en 1990¬1991. Et les autres clubs engagés dans les différentes coupes continentales brillent par leur absence.
En plus des moyens à mettre en œuvre pour développer le sport de masse, le pays se doit de créer les structures sportives adéquates. Celles qui existent actuellement sont des installations de fortune. La stratégie mise en place par la Direction des Sports du Ministère de l'Éducation Nationale, de la Culture, de la Jeunesse et des Sports pour le développement du sport de masse, repose sur deux objectifs prioritaires:
a) l'amélioration de l'éducation physique des enfants et des adolescents à l'école. Pour ce faire, l'accent sera mis sur l'animation sportive dans les écoles élémentaires, l'éducation physique et sportive dans le secondaire, en améliorant le niveau de prestation et le renforcement de l'encadrement des activités sportives dans le supérieur (il n'existe aucune structure sportive propre à l'enseignement supérieur);
b) la diffusion à grande échelle de la pratique du sport auprès des jeunes, autant à l'école qu'en dehors de l'école (dans les quartiers et villages) grâce à des installations de sport de plein air réalisées par les collectivités locales, des Maisons des Jeunes et de la Culture ainsi que des Foyers de Jeunes.
Sont pratiqués à des degrés divers les sports suivants: le tennis, les arts martiaux (il existe une Fédération des Arts Martiaux au Tchad), les courses de chevaux au niveau de la Capitale, la lutte traditionnelle...
A ces disciplines s'ajoute l'athlétisme qui renferme beaucoup d'individualités dans plusieurs épreuves dont le saut en hauteur avec Mahamat Senoussi (2,17 m), Belba (2,10 m), le saut en longueur, la course de fond, le poids.