TOURISME

F. Tourisme

Dans le cadre de la recherche d'une diversification accrue de l'économie, le tourisme - actuellement marginal - n'est pas à exclure comme source de revenus supplémentaires. Depuis 1983, on assiste à une reprise progressive du tourisme international, qui se développe en même temps que l'activité économique.

Les priorités fixées par le Plan d'Orientation sont les suivantes :

- réaliser un inventaire des potentialités touristiques en vue de définir un pro¬gramme de développement du secteur;
- poursuivre la rénovation des infrastructures d'accueil dans les principales villes du pays (N'Djamena, Sarh, Am-Timan, Abéché, Moundou, Bongor).

C'est pourquoi l'accent est mis sur la réhabilitation des structures d'accueil. Les hôtels «Novotel la Tchadienne» et «Chari» à N'Djaména ont été rénovés. Toutefois, l'essentiel de la capacité d'hébergement du pays est concentré dans la capitale. Il faudrait donc prévoir la création de nouvelles structures dans les régions susceptibles d'attirer les visiteurs (Tibesti, Lac Tchad, Parcs Nationaux). A moyen terme, cependant, le tourisme d'affaires restera le plus important et son développement à l'intérieur du pays sera lié à celui d'activités en dehors de N'Djaména et donc à la réhabilitation des infrastructures de transport.

Le Tchad, pays très étendu et à l'histoire très ancienne, regorge de sites remarquables. Dans la région de Borkou-Ennedi-Tibesti, on trouve la palmeraie de Faya-Largeau ; les ruines à proximité des localités de Yen, Ai-Galaka et Kirdimi ; les grottes et fresques de Kazer et de Yarda, à proximité de Tigui ; les sites préhistoriques aux alentours de Faya-Largea ; les rupestreries de Fada et d'Oudinuger et les gravures rupestres de Zouar ; les pics du Tibesti, dont l'Emi-Koussi, à 3 415 mètres ; les aiguilles de Sissé ; le trou du Natron, immense cratère volcanique ; et le Guelta d'Archel, étroit canyon aux parois verticales et murailles de rocher rouge percées de grottes habitées par les cynocéphales. Le Tchad compte par ailleurs plusieurs parcs nationaux (couvrant jusqu'à 300 000 hectares).

Découvrir Zakouma, c'est s'imprégner de l'Afrique originelle, de ses odeurs, de des bruits de ses couleurs. C'est, dans la brume du petit matin, parcourir, en 4x4, à pied ou à cheval, l'un des derniers écosystèmes soudano sahéliens d'Afrique Centrale. Demeuré quasiment intact, le Parc Zakouma constitue un témoignage irremplaçable de ce qu'était, il y a encore un demi-siècle à peine, la richesse faunistique et floristique de cette immense zone géographique. Connu pour ses 4000 éléphants, son millier de girafes, le Parc abrite également une centaine de lions, un très grand nombre d'antilopes (dont les discrets hippotragues et grands koudous) des milliers de buffles, des crocodiles ainsi que plus de 350 espèces d'oiseaux ! Ici, les animaux, peu habitués à la présence humaine, vous observent autant que vous les observez et les plus curieux ne sont pas forcément ceux que l'on croit !

Sur le plan géographique, le parc de Zakouma se trouve à 40 Km à l’entrée nord d’Am Timam. Il est à 800 Km de N’Djaména lorsqu’on passe par Massaguet, Ngoura, Mongo et Aboudéya. La ville de Sarh, dans le département du Barh Kôh, est à 200 km de Zakouma. Par avion, le parc est à une heure de vol de N’Djaména. Une piste d’atterrissage d’un Km est aménagée à cet effet. Cependant, cette piste n’est praticable que de décembre à Juin. Car Zakouma est une zone d’inondation inaccessible d’août à fin octobre. Pendant cette période, la faune remonte dans le Guéra, dans la réserve de Melfi, et les employés, eux, prennent la direction d’Am Timan ou de N’Djaména.(cf. www.pefac.net)

La faune D'une richesse et d'une variété surprenante, la faune de Zakouma rivalise sans contestation possible avec les réserves du sud et de l'est africain. Le parc compte plus de 4000 éléphants, autant de buffles, un millier de girafes, une centaine de lions, et un très grand nombre d'antilopes, en particulier deux espèces rares : les hippotragues, tres nombreux et le grand koudou. Les antilopes dominantes sont les Bubales de lelwel, les kob defassa, kob de buffon, reduncas et damalisques. Généralement difficile à observer, on rencontre souvent le joli guib harnaché aux abords des cours d'eau, des gazelles à front roux, des ourébis et des céphalophes de grim. Les phacochères sont nombreux ainsi que les crocodiles qui, réintroduit après avoir disparus de la réserve il y a 20 ans, s'observent en grand nombre aujourd'hui. Avec de la chance on peut rencontrer un guépard ou un léopard, tous deux présents dans le parc. Signalons aussi les nombreux clans de babouins anubis et la présence de cercopithèques patas. Avec plus de 350 espèces (soit l'ensemble de l'avifaune européenne), les oiseaux offrent un véritable paradis pour les ornithologues. On peut observer l'aigle bateleur, l'aigle à crête, l'aigle pêcheur, milans, circaètes, percnoptères, vautours oricou et égyptien, autour, busard cendré etc…Grandes colonies d'oiseaux d'eau : jacana, hérons Goliath, pélicans, ibis, spatules, oies, marabout, tantale, cigogne. Même le très rare bec en sabot a été observé en limite du parc. Il n'est pas une journée où l'on ne croise une quinzaine de magnifiques rolliers. On rencontre aussi l'autruche, le grand calao terrestre, la grande outarde, guêpiers, coucals, touracos, souimanga, gobe mouche, veuve, perroquets, zoosterops, et un très grand nombre de passereaux (récit tiré de cf. www.pefac.net)